LARA STONE: J'ai l'impression que c'était une époque marrante à vivre. J'aurais adoré avoir l'age que j'ai maintenant dans ces années là, voire dans les années 60-70.
O.Z: Tu es un peu nostalgique ?
L.S: Bien sûr. Les années 90, la période actuelle, c'est plutot ennuyeux. Les autres décennies avaient les hippies, le rock, le punk... Qu'est ce qu'on avait dans les années 90? Les spice girls! Aujourd'hui, j'adore Nirvana, mais à l'époque j'étais un peu trop petite pour comprendre. Je préferais Take That et les Back Street Boys (rire). Vraiment atroce!
O.Z: Tu as grandi en Hollande. Ce n'est pas vraiment un pays branché mode,non ?
L.S: Non. Les Hollandais font semblant....
O.Z: Après 10ans dans le milieu, tu as encore un visage de bébé. Comment est-ce possible ? Pas le temps de dormir, des voyages à la chaine, souvent mal manger... Tu dois avoir de bons genes.
L.S: Je crois. Mais pas une bonne santé en tout cas!
O.Z: Tu as un sourire vraiment à part. Les dents du bonheur!
L.S: J'ai cet espace entre mes dents de devant, parce que mon dentiste a décidé de ne pas me poser d'appareil. Je n'y vois pas d'inconvénient - sa paye le loyer!
O.Z: Qu'est ce que tu ressens en te regardant dans le miroir? Je connais beaucoup de mannequins qui n'aiment pas se regarder.
L.S: Parce qu'on fait sa toute la joutnée, chaque jour que Dieu fait. On est assise dans un fauteuil devant un immense miroir à se faire coiffer, maquiller. Après on regarde les photos qu'on a prise de vous. On finit vraiment par se lasser?
O.Z: Quand les gens te disent que tu es belle, tu n'y croies pas ?
L.S: Non, je ne crois pas que je sois belle. J'ai l'air un peu bizzare. J'ai de grandes oreilles décollées, de drôles de dents, un visage vraiment déjanté...
O.Z: Alors, pourquoi as tu voulu devenir mannequin ?
L.S: Je n'ai jamais voulu! Ca n'a pas été mon rêve. Des gens m'ont demandé de le faire pour eux, ma mère a dit oui... C'est arrivé à Paris, dans le métro.
O.Z: Allons donc! Je n'y crois pas!
L.S: C'est vrai! Sur la ligne 8, station Madelaine, il y a douze ans. Je m'en souviens comme si c'était hier. La femme d'un agent Elite m'a vue. J'étais avec toute ma famille. Je n'avais que 12ans. La femme m'a adressé la parole, mais je crois que je me suis simplement mise à rire. Elle a discuté avec ma mere, qui a pris son adresse et lui a envoyé des photos de moi. Ensuite, je suis allée voir l'agence à Amsterdam. J'ai pris part à un concours pour Elite et j'ai perdu. C'était en 1999.



